Pourquoi aller en Egypte ?
L’attrait de l’Égypte transcende les époques. Ce n’est pas simplement un pays, c’est un livre d’histoire à ciel ouvert. Des pyramides colossales aux temples majestueux, en passant par les tombeaux royaux ornés de fresques aux couleurs étonnamment préservées – tout ici raconte une histoire fascinante. La civilisation égyptienne antique a prospéré pendant plus de 3000 ans, laissant derrière elle un héritage architectural et culturel sans pareil.
Le contraste entre l’agitation frénétique du Caire moderne et la sérénité intemporelle des sites anciens crée une expérience de voyage particulièrement riche. Durant votre séjour d’une semaine, vous naviguerez entre différentes époques, différentes ambiances, différents rythmes. Ce voyage en Égypte s’apparente à une exploration à travers les âges, où chaque site visité ajoute une pièce au puzzle de cette civilisation extraordinaire.
Jour 1 : Le Caire, première immersion dans l’effervescence égyptienne
Votre aventure égyptienne débute dans la capitale trépidante. Le Caire, avec ses 20 millions d’habitants, vous accueille dans un tourbillon de vie, de klaxons et d’odeurs enivrantes. Une fois installé dans votre hôtel – j’ai toujours une préférence pour ceux situés près du Nil, offrant une vue apaisante sur le fleuve nourricier – dirigez-vous vers le Musée égyptien de la place Tahrir.
Ce musée centenaire, malgré son aspect vieillissant, abrite une collection inestimable. Le trésor de Toutânkhamon constitue incontestablement le clou de la visite. Face au masque funéraire en or massif du jeune pharaon, j’ai toujours ce moment d’émerveillement, comme si le temps s’arrêtait. Prenez le temps d’admirer les détails extraordinaires de ce chef-d’œuvre d’orfèvrerie vieux de plus de 3300 ans. Les bijoux, le mobilier et les objets personnels du souverain témoignent d’un raffinement stupéfiant.
Le quartier islamique et Khan el-Khalili : l’âme du Caire
L’après-midi, plongez dans l’atmosphère envoutante du Caire islamique. Ce dédale de ruelles anciennes offre un spectacle de vie authentique, loin des circuits touristiques conventionnels. Les mosquées aux minarets élancés ponctuent le paysage urbain. Parmi elles, la mosquée Ibn Tulun, l’une des plus anciennes de la ville, mérite un détour pour son architecture austère mais impressionnante et sa cour paisible.
Puis, perdez-vous dans les méandres du souk de Khan el-Khalili. Ce marché séculaire constitue le cœur battant du vieux Caire. Entre échoppes d’épices aux pyramides de poudres colorées, artisans du cuivre martelant leurs créations et marchands de parfums proposant leurs essences mystérieuses, tous vos sens seront en éveil. J’y retourne systématiquement pour dénicher quelques trésors : une lampe en cuivre ajouré, un flacon d’essence de jasmin ou simplement pour savourer un thé à la menthe au célèbre café El Fishawi, où le temps semble s’être arrêté depuis des siècles.
La soirée idéale se termine par un dîner dans un restaurant local pour goûter à la cuisine égyptienne authentique. Le koshary, ce mélange de pâtes, riz, lentilles et oignons frits, représente le plat national par excellence – simple mais délicieux. Pour une expérience plus raffinée, optez pour un dîner-croisière sur le Nil, où les lumières de la ville se reflètent dans les eaux sombres du fleuve mythique.
Jour 2 : Les pyramides de Gizeh, rencontre avec l’éternité
Réveil matinal pour cette journée extraordinaire. Mon conseil : arrivez dès l’ouverture sur le plateau de Gizeh pour éviter la foule et la chaleur. L’émotion qui vous saisit à la vue des pyramides ne s’explique pas – elle se vit. Ces monuments colossaux, seule merveille du monde antique encore debout, défient notre compréhension. La Grande Pyramide de Khéops, avec ses 146 mètres de hauteur originelle, a conservé sa capacité à nous émerveiller après 4500 ans d’existence.
Si votre condition physique le permet, l’ascension à l’intérieur de la pyramide vaut chaque goutte de sueur. Le couloir étroit et bas mène à la chambre funéraire, espace sobre mais impressionnant par sa conception ingénieuse. Le sarcophage vide du pharaon témoigne silencieusement d’une époque révolue.
Le Sphinx, gardien énigmatique des pyramides
À quelques centaines de mètres, le Sphinx vous observe de son regard millénaire. Cette créature hybride à corps de lion et tête humaine conserve une part de son mystère malgré les innombrables théories à son sujet. Son nez manquant (non, Napoléon n’y est pour rien, contrairement à la légende tenace) et sa barbe rituelle disparue n’enlèvent rien à sa majesté. J’aime particulièrement l’observer depuis le temple de la Vallée, pour apprécier comment cette sculpture monumentale s’intègre parfaitement dans son environnement.
Prenez le temps de vous éloigner un peu des circuits habituels pour admirer les pyramides sous différents angles. Mon spot préféré se trouve au sud-ouest du plateau, d’où l’on peut contempler l’alignement parfait des trois pyramides principales. Le spectacle est particulièrement saisissant en fin d’après-midi, quand la lumière dorée du soleil couchant caresse la pierre calcaire.
Memphis et Saqqarah, aux origines de l’architecture monumentale
L’après-midi, direction Saqqarah, à environ 30 km au sud de Gizeh. Ce site archéologique moins fréquenté abrite la première pyramide de l’histoire, la pyramide à degrés du roi Djéser. Conçue par l’architecte Imhotep au 27e siècle avant notre ère, elle marque la transition entre les mastabas (tombes rectangulaires) et les pyramides à faces lisses. Son complexe funéraire, avec ses colonnes cannelées, ses cours cérémopielles et ses chapelles, révèle déjà le génie architectural égyptien à ses débuts.
Profitez-en pour visiter quelques tombes de nobles et de hauts fonctionnaires ouvertes au public. Leurs bas-reliefs colorés offrent un aperçu fascinant de la vie quotidienne dans l’Égypte ancienne : scènes agricoles, banquets, danses et rituels sont représentés avec un réalisme étonnant. La tombe de Ti, datant de la Ve dynastie, présente des scènes particulièrement vivantes et détaillées.
Terminez cette journée inoubliable par une visite rapide du site de Memphis, première capitale de l’Égypte unifiée. Le musée en plein air abrite notamment une statue colossale de Ramsès II, allongée sous un abri moderne. Son visage serein, malgré les outrages du temps, témoigne encore de la grandeur de ce pharaon qui régna pendant plus de 66 ans.
Jour 3 : Louxor, splendeur de la capitale religieuse antique
Un vol matinal vous transporte du Caire à Louxor, l’ancienne Thèbes. Ici, changement d’ambiance : loin de l’agitation cairote, Louxor dégage une atmosphère plus provinciale, où le rythme de vie s’accorde avec celui du Nil qui traverse majestueusement la ville. La lumière y possède une qualité particulière, presque dorée, qui sublime les monuments.
Consacrez votre matinée au temple de Karnak, véritable chef-d’œuvre architectural développé sur plus de deux millénaires. Ce n’est pas un temple, mais une ville sacrée où chaque pharaon a laissé sa marque. Dès l’entrée, le dromos bordé de sphinx à tête de bélier donne le ton. Puis vient la salle hypostyle – mon coup de cœur absolu. Ces 134 colonnes gigantesques, dont certaines atteignent 21 mètres de hauteur, créent une forêt de pierre aux proportions vertigineuses. La lumière filtrée par les fenêtres hautes crée un jeu d’ombres fascinant sur les hiéroglyphes qui recouvrent chaque surface.
Le temple de Louxor, joyau architectural en bord de Nil
En fin d’après-midi, dirigez-vous vers le temple de Louxor. Contrairement à Karnak, ce temple plus modeste présente une remarquable unité architecturale. Érigé principalement sous Amenhotep III et Ramsès II, il était relié à Karnak par une allée de sphinx longue de 3 kilomètres, partiellement restaurée aujourd’hui.
L’obélisque qui garde l’entrée du temple a un jumeau – celui qui se dresse place de la Concorde à Paris depuis 1836. À l’intérieur, admirez les colonnes papyriformes et les bas-reliefs narrant les exploits militaires de Ramsès II, notamment la bataille de Qadesh contre les Hittites.
Le temple de Louxor révèle sa magie particulière au coucher du soleil. Les pierres se parent alors d’une teinte ambrée, créant des contrastes saisissants entre lumière et ombre. C’est aussi le moment où les touristes se font plus rares, vous permettant d’apprécier les lieux dans une relative tranquillité.
Promenade dans le souk et détente au bord du Nil
La soirée s’annonce idéale pour une balade dans le souk de Louxor, bien moins touristique et oppressant que celui du Caire. Les échoppes proposent un artisanat local de qualité : statuettes en albâtre, papyrus peints à la main (attention aux contrefaçons en papier de banane), épices et essences parfumées. Négociez, bien sûr, mais avec le sourire – le marchandage fait partie du jeu et constitue souvent un moment d’échange culturel précieux.
Pour finir cette journée en beauté, offrez-vous un dîner dans l’un des restaurants avec terrasse surplombant le Nil. Les plats de poisson frais, notamment le tilapia grillé aux herbes, accompagné d’une salade baladi (salade paysanne) constituent un festin simple mais délicieux. Les lumières scintillantes des felouques glissant sur le fleuve complètent ce tableau enchanteur.
Jour 4 : La rive ouest de Louxor, voyage au royaume des morts
Traversez le Nil aux premières lueurs de l’aube pour explorer la nécropole thébaine. Pour les anciens Égyptiens, l’ouest, direction du soleil couchant, symbolisait le royaume des morts. C’est donc logiquement sur cette rive que pharaons et nobles choisissaient leur dernière demeure.
La Vallée des Rois constitue l’attraction principale de cette journée. Ce vallon aride aux falaises ocre abrite plus de 60 tombeaux royaux creusés dans la roche. Votre billet standard donne accès à trois tombes, alors choisissez judicieusement. Je recommande toujours celle de Séthi Ier pour ses décorations exceptionnellement préservées, celle de Ramsès VI pour son plafond astronomique saisissant, et celle de Ramsès III pour son plan architectural intéressant.
La tombe de Toutânkhamon, bien que décevante comparée aux autres en termes de décoration, conserve encore la momie du jeune pharaon dans son sarcophage d’origine – seule momie royale restée dans sa tombe. Un supplément est nécessaire pour la visiter, mais l’expérience vaut ces quelques livres égyptiennes additionnelles.
Le temple d’Hatchepsout, chef-d’œuvre architectural
Poursuivez votre exploration avec le temple funéraire d’Hatchepsout à Deir el-Bahari. Cette construction en terrasses adossée à la falaise témoigne du génie de l’architecte Senmout. Avec ses colonnes élancées et ses proportions harmonieuses, ce temple dédié à la reine-pharaon se distingue nettement des autres monuments funéraires thébains. Les bas-reliefs racontent l’expédition commerciale vers le pays de Pount (probablement la Somalie actuelle) et la naissance divine d’Hatchepsout, fille d’Amon.
La restauration minutieuse du monument, bien qu’ayant effacé certaines traces de l’antiquité, permet d’imaginer la splendeur originelle de ce chef-d’œuvre d’équilibre architectural. Les terrasses successives créent un jeu de lignes horizontales qui contraste magnifiquement avec la verticalité abrupte de la falaise en arrière-plan.
Les colosses de Memnon et les temples funéraires oubliés
Sur le chemin du retour vers Louxor, arrêtez-vous devant les Colosses de Memnon. Ces deux statues monumentales, hautes de 18 mètres, sont les seuls vestiges du temple funéraire d’Amenhotep III, jadis le plus vaste de la rive ouest. Érodées par le temps, elles conservent néanmoins une présence imposante. Dans l’Antiquité, l’une d’elles émettait un son étrange au lever du soleil, phénomène qui cessa après une restauration sous l’empereur romain Septime Sévère.
Si votre emploi du temps le permet, explorez les temples funéraires moins visités comme ceux de Médinet Habou (dédié à Ramsès III) ou de Séti Ier. Ces sites, délaissés par les circuits touristiques standards, offrent une expérience plus intime et authentique, loin des foules.
Pour compléter cette immersion dans la nécropole thébaine, visitez une ou deux tombes de nobles dans les secteurs de Cheikh Abd el-Gourna ou Deir el-Médina. Ces sépultures plus modestes que celles des pharaons révèlent souvent des scènes de vie quotidienne d’une fraîcheur étonnante. La tombe de Sennedjem, un artisan qui travaillait sur les tombes royales, présente des décorations particulièrement bien conservées avec leurs couleurs éclatantes.
Jour 5 : Croisière sur le Nil, entre détente et découvertes
Embarquez ce matin sur votre croisière sur le Nil, expérience incontournable d’un voyage en Égypte. Ce mode de transport, utilisé depuis l’Antiquité, vous permet de découvrir le pays sous un angle privilégié. Depuis le pont supérieur, le spectacle est permanent : villages traditionnels aux maisons en briques crues, palmiers se détachant sur le ciel d’un bleu profond, paysans travaillant leurs champs selon des méthodes ancestrales, et parfois, au détour d’un méandre, un temple antique surgissant majestueusement sur la berge.
Les bateaux de croisière contemporains offrent généralement un confort appréciable : cabines climatisées avec fenêtre ou balcon sur le Nil, restaurant proposant une cuisine internationale agrémentée de spécialités locales, et souvent une petite piscine sur le pont supérieur. L’ambiance à bord oscille entre détente et enrichissement culturel, avec parfois des conférences ou des démonstrations de cuisine égyptienne proposées pendant la navigation.
Le temple d’Edfou, sanctuaire d’Horus parfaitement préservé
Votre première escale sera probablement Edfou, site abritant le temple le mieux conservé d’Égypte. Dédié au dieu faucon Horus, ce sanctuaire construit à l’époque ptolémaïque (entre 237 et 57 av. J.-C.) impressionne par son état de conservation exceptionnel. Enseveli sous le sable et les constructions modernes pendant des siècles, il a échappé aux destructions qui ont affecté d’autres monuments.
Franchissez le pylône monumental, admirez la cour à péristyle entourée de colonnes aux chapiteaux floraux, puis pénétrez dans la salle hypostyle où la lumière filtrée crée une atmosphère mystérieuse. Le naos (sanctuaire) abrite encore le socle en granit qui supportait la statue du dieu. Sur les murs, les hiéroglyphes et bas-reliefs racontent les mythes d’Horus et son combat contre Seth. J’ai toujours été fasciné par les scènes du “Texte du couronnement royal” et de la “Fête de la Belle Réunion” où la statue d’Horus rencontrait annuellement celle d’Hathor venue de Dendérah.
Kom Ombo, le temple double au bord du fleuve
Plus tard dans la journée, votre bateau s’arrêtera à Kom Ombo, site particulièrement pittoresque directement en bordure du Nil. La particularité de ce temple réside dans sa conception en miroir, dédiée simultanément à deux triades divines : Sobek (le dieu crocodile) d’un côté, et Haroëris (Horus l’Ancien) de l’autre. Cette dualité se reflète dans l’architecture parfaitement symétrique du bâtiment.
Ne manquez pas le nilomètre, puits gradué qui servait à mesurer la hauteur de la crue annuelle du Nil, élément vital pour l’agriculture égyptienne. Un autre point d’intérêt : les bas-reliefs représentant des instruments chirurgicaux, témoignage des connaissances médicales avancées de l’Égypte ancienne. Le petit musée adjacent présente quelques crocodiles momifiés, rappelant le culte rendu à Sobek.
Navigation et vie à bord
Les heures de navigation offrent une parenthèse reposante dans votre programme chargé. Installez-vous sur le pont supérieur avec un thé à la menthe, observez les paysages immuables qui défilent lentement. Les rives du Nil présentent un contraste saisissant entre la fine bande de verdure luxuriante – véritable ruban de vie – et le désert aride qui commence parfois à quelques centaines de mètres du fleuve.
Le personnel de bord organise généralement une soirée nubienne avec musique traditionnelle et danses folkloriques. Ces moments festifs permettent d’appréhender une autre facette de la culture égyptienne, plus vivante et contemporaine que celle des temples antiques.
Pendant la navigation nocturne vers Assouan, savourez le dîner en contemplant les lumières des villages qui scintillent sur les berges. L’expérience prend une dimension presque intemporelle, comme si vous remontiez le cours de l’histoire en même temps que celui du fleuve.
Jour 6 : Assouan, joyau de la Nubie égyptienne
Votre bateau accoste à Assouan, ville la plus méridionale de votre périple. Ici, l’atmosphère diffère sensiblement du reste du pays : l’influence nubienne se ressent dans l’architecture, la cuisine et même la musique. Le climat, plus sec et plus chaud, accentue l’impression d’avoir atteint les portes de l’Afrique subsaharienne.
Commencez votre journée par la visite du Haut Barrage, œuvre titanesque construite dans les années 1960 avec l’aide soviétique. Long de 3,6 km et haut de 111 mètres, il a créé le lac Nasser, l’un des plus grands lacs artificiels du monde. Si l’architecture soviétique brutale du monument de l’amitié égypto-soviétique peut laisser indifférent, l’impact socio-économique du barrage sur l’Égypte moderne mérite réflexion : fin des crues annuelles mais irrigation contrôlée, production d’électricité, mais aussi déplacement des populations nubiennes et engloutissement de nombreux sites archéologiques.
Le temple de Philae, sauvé des eaux
Poursuivez avec le temple de Philae, joyau architectural sauvé des eaux du lac Nasser grâce à une opération internationale spectaculaire. Démonté pierre par pierre de son île d’origine, désormais submergée, il a été reconstruit à l’identique sur l’île voisine d’Agilkia.
L’accès au site se fait uniquement en bateau, ajoutant au charme de la visite. Dédié principalement à la déesse Isis, ce complexe construit essentiellement à l’époque ptolémaïque a continué à fonctionner comme lieu de culte païen jusqu’au 6e siècle de notre ère, bien après la christianisation de l’Empire romain. Les croix coptes gravées sur certains reliefs et la transformation d’une salle en église témoignent de cette transition religieuse.
L’harmonie des proportions et l’équilibre architectural de Philae en font l’un des temples les plus élégants d’Égypte. Sa situation insulaire, entouré des eaux bleues du Nil, renforce son caractère presque mystique. Pour une expérience vraiment magique, envisagez de revenir en soirée pour le spectacle son et lumière, moins fréquenté et souvent plus poétique que celui de Gizeh.
Balade en felouque autour des îles d’Assouan
L’après-midi, offrez-vous une balade en felouque, embarcation traditionnelle à voile triangulaire. Ces bateaux élégants, conduits avec dextérité par des marins nubiens, glissent silencieusement sur les eaux paisibles du Nil. Contournez l’île Éléphantine, centre administratif antique de la région, puis admirez le jardin botanique de l’île Kitchener, véritable oasis de verdure créée au début du 20e siècle par Lord Kitchener, alors consul britannique en Égypte.
Votre navigation vous mènera peut-être jusqu’au Mausolée de l’Aga Khan, dome de marbre blanc surplombant le Nil. Ce monument, construit pour le chef spirituel des ismaéliens mort en 1957, témoigne de l’attachement particulier qu’il portait à Assouan, où il passait ses hivers.
Excursion optionnelle à Abou Simbel
Pour les plus courageux, une excursion matinale à Abou Simbel s’impose comme le point culminant de votre séjour à Assouan. Ce site extraordinaire, situé à environ 280 km au sud d’Assouan (3 heures de route à travers le désert), mérite amplement le réveil aux aurores. Les excursions partent généralement vers 4h du matin pour permettre une visite avant les grandes chaleurs de l’après-midi.
Les deux temples d’Abou Simbel, creusés dans la falaise par Ramsès II, impressionnent par leur monumentalité et leur audace architecturale. La façade du grand temple, ornée de quatre colosses de 20 mètres représentant Ramsès II, compte parmi les images les plus iconiques de l’Égypte ancienne. L’intérieur, avec ses salles hypostyles et son sanctuaire où, deux fois par an, les rayons du soleil illuminent précisément les statues des divinités, témoigne d’une maîtrise astronomique remarquable.
Le temple adjacent, dédié à la reine Néfertari et à la déesse Hathor, présente une façade plus modeste mais tout aussi élégante, avec six statues de taille humaine représentant alternativement le roi et la reine.
L’histoire moderne de ces temples ajoute une dimension supplémentaire à leur intérêt : menacés d’engloutissement par les eaux du lac Nasser, ils ont été découpés en blocs de plusieurs tonnes et reconstruits 65 mètres plus haut, sous une colline artificielle reproduisant le cadre original. Cette prouesse technique, réalisée entre 1964 et 1968, constitue l’une des plus spectaculaires opérations de sauvetage archéologique jamais entreprises.
Jour 7 : Retour au Caire et dernières découvertes
Pour ce dernier jour, un vol matinal vous ramène d’Assouan au Caire. Profitez de ces ultimes heures en terre égyptienne pour explorer quelques joyaux de la capitale que vous n’avez pas eu l’occasion de découvrir lors de votre première journée.
La Citadelle de Saladin, perchée sur les hauteurs du Caire, offre une perspective imprenable sur la ville. Cette forteresse médiévale, construite entre 1176 et 1183 par le sultan Saladin pour protéger la cité contre les croisés, a servi de résidence royale pendant près de 700 ans. Son architecture militaire imposante témoigne des techniques défensives de l’époque.
La mosquée de Mohammed Ali, joyau d’albâtre
Au cœur de la citadelle se dresse la mosquée de Mohammed Ali, surnommée la “mosquée d’albâtre” en raison du revêtement de ses murs. Construite entre 1830 et 1857 dans un style ottoman inspiré de la Mosquée Bleue d’Istanbul, elle symbolise la rupture de l’Égypte avec son passé mamelouk et son ouverture vers le modèle turc. Ses dômes argentés et ses minarets élancés dominent l’horizon cairote.
L’intérieur, avec son vaste espace de prière couvert d’une coupole centrale entourée de demi-dômes, impressionne par sa luminosité et la richesse de ses décorations. Les lustres en cristal suspendus à des chaînes créent une atmosphère solennelle et majestueuse. Dans la cour, admirez la fontaine aux ablutions en marbre d’Albanie et l’horloge offerte par le roi Louis-Philippe de France en échange de l’obélisque de Louxor.
Le Caire copte, berceau du christianisme égyptien
Si le temps le permet, explorez le Caire copte, quartier historique abritant plusieurs églises et monastères d’une importance considérable pour la chrétienté orientale. L’église suspendue (Al-Moallaka), construite au-dessus d’une porte de l’ancienne forteresse romaine de Babylone, tire son surnom de sa position surélevée. Son architecture basilicale et ses icônes précieuses en font un témoin précieux de l’art copte.
À proximité, l’église Saint-Serge (Abu Serga) mériterait votre attention pour sa crypte, où selon la tradition, la Sainte Famille aurait séjourné lors de sa fuite en Égypte. Les colonnes de marbre et de granit réutilisées de constructions antérieures confèrent à cette église une atmosphère particulièrement évocatrice.
Le musée copte complète admirablement cette exploration avec sa riche collection d’icônes, manuscrits, textiles et objets liturgiques illustrant l’évolution de l’art copte depuis les premiers siècles du christianisme jusqu’à l’époque moderne.
Derniers achats et souvenirs
Avant de quitter l’Égypte, accordez-vous un moment pour les derniers achats de souvenirs. Si Khan el-Khalili reste une option évidente, j’ai un faible pour les boutiques de la rue El Muizz, moins touristiques et proposant souvent un artisanat de meilleure qualité. Les spécialités égyptiennes qui constituent de beaux souvenirs incluent:
Les objets en albâtre, idéalement achetés à Louxor où cette pierre est travaillée traditionnellement. Vérifiez l’authenticité en tenant l’objet devant une source lumineuse – le véritable albâtre présente une translucidité caractéristique.
Les essences parfumées dans leurs flacons décorés – le jasmin, la fleur de lotus ou le parfum “secret du désert” évoquent instantanément l’atmosphère égyptienne une fois de retour chez soi.
Les papyrus peints – évitez les contrefaçons en papier de banane en vérifiant la texture (le vrai papyrus présente des fibres entrecroisées visibles) et en pliant légèrement la feuille (le papyrus authentique plie sans se casser).
Les épices comme le dukkah (mélange de noix et d’épices), le sumac ou le cumin égyptien, particulièrement aromatique.
Pour un souvenir plus contemporain, les œuvres des artistes égyptiens modernes méritent votre attention. Plusieurs galeries du quartier de Zamalek proposent des créations originales reflétant la vitalité de la scène artistique cairote actuelle.
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